trop de choses en même temps dans ma tête et au bout de mes doigts. Deux conversations back to back en après-midi, ma vie qui spinne, ma vie qui ne sort pas de ses tracks dixit le meilleur ami, mais qui revient dessus après un détour de 10 ans. 10 ans merde.
Et moi qui tombait en amour avec non pas la mauvaise mais pas la bonne, avec celle qui chasse, qui confond "tumultueux" avec "intense", pour qui je serais mais ne serai jamais.
Celle qui m'a redonné l'goût d'aimer, qui m'a remis sur la track de la bonne, tsé, celle comme moé. Une bouffeuse de vie, une assoiffée de bonheur, une vivante à chaque seconde.
Pour l'autre, je dédie cette chanson...J'tombais en amour avec toé, lentement mais sûrement. Pis deux amis m'ont fait ouvrir les yeux. J't'avais portée sur un piédestal, mais c'est pas toi qui est trop hot pour moi, c'est l'inverse.
Soit heureuse avec toi, ça aide...
Et ces images qui me viennent en tête par salves, toujours d'elle.
---
C'est obtus et hermétique ce que j'écris, je sais, mais bon j'me comprends. C'est ça l'important.
---
Tsé, j'ai le bonheur en pleine face, drette devant moé. Pis j'me garroche sur Zéro Contact pour trouver une bonne tite-fille. Pis j'la regarde de loin, celle qui fitte avec moé, j'la regarde sans rien dire, juste content d'être un peu dans sa vie.
Tsé Julie, quand tu me disais qu'elle allait venir vers moi quand j'allais arrêter de chercher, j'pense (mais j'pas certain), j'pense que j'viens de comprendre.
Avant, était pas prête à avoir un chum. Pis après, j'ai été marié. Pis après ça, elle avait un chum pis j'étais huge.
Sauf que là, j'suis tuseul, elle aussi, pis j'm'en viens slim (ben, slim pour moé là).
C'était sa face pendant Le Phalène cet été.
C'était sa face quand l'buddy m'a dit que j'étais où j'étais supposé être y'a 10 ans.
Sa face. Sa belle face. Pis son sourire de 10 000 soleils.
Juste pour faire taire une taouin: c'est impossible être trop heureux. En tout cas, pas on my watch.
être trop heureux pour les autres, c'est juste être ben pour moé.
J'pense j'arrête ça là, j'pourrais ranter comme ça pendant des mots et des mots...
vendredi 13 novembre 2009
lundi 9 novembre 2009
J’arrive pas à le concevoir. Le voir oui, mais me le rentrer dans la tête, non, vraiment pas.
Je ne suis plus anormal.
Je ne ressors plus du lot, physiquement.
J’suis juste un autre gars chubby, qui prend qu’une seule place dans le métro, qui ne force pas les collègues à se coller au mur lors d’un croisement dans un couloir étroit, qui s’habille comme il veut et non comme il peut.
Mais je me vois encore gros, énorme, obèse, patapouf, volumineux ou comme m’expliquait David Meunier au primaire, “t’es pas gros Fred, t’es spacieux”.
Une partie de moi le sait, le dit, le crie: WOW! J’ai plus l’air d’un pachyderme, en plus j’suis musclé. Une autre occulte le travail des derniers mois et n’a pas encore “processé” ce qui se passe depuis mai.
Trop rapide comme changement? J’en doute. J’aurais pas fait autrement. Je me sens bien, je suis en forme comme jamais.
Pis, on le dira pas fort, mais je me sens beau. J’rayonne ostie, j’rayonne.
Et ça, ça m’fait penser à un macaron tordant que j’ai quelque part dans mes boîtes pas défaites….

Mets-en.
Pis ceux qui sont trop éblouis, ben regardez ailleurs. Je n’ajusterai pas le rhéostat de mon bonheur.
No fucking way!
Je ne suis plus anormal.
Je ne ressors plus du lot, physiquement.
J’suis juste un autre gars chubby, qui prend qu’une seule place dans le métro, qui ne force pas les collègues à se coller au mur lors d’un croisement dans un couloir étroit, qui s’habille comme il veut et non comme il peut.
Mais je me vois encore gros, énorme, obèse, patapouf, volumineux ou comme m’expliquait David Meunier au primaire, “t’es pas gros Fred, t’es spacieux”.
Une partie de moi le sait, le dit, le crie: WOW! J’ai plus l’air d’un pachyderme, en plus j’suis musclé. Une autre occulte le travail des derniers mois et n’a pas encore “processé” ce qui se passe depuis mai.
Trop rapide comme changement? J’en doute. J’aurais pas fait autrement. Je me sens bien, je suis en forme comme jamais.
Pis, on le dira pas fort, mais je me sens beau. J’rayonne ostie, j’rayonne.
Et ça, ça m’fait penser à un macaron tordant que j’ai quelque part dans mes boîtes pas défaites….

Mets-en.
Pis ceux qui sont trop éblouis, ben regardez ailleurs. Je n’ajusterai pas le rhéostat de mon bonheur.
No fucking way!
jeudi 5 novembre 2009
POk pok pok
J'aime beaucoup marcher de Pie-IX à chez-moi, c'est plus zen que d'attendre l'autobus et n'y rester que pour trois coins de rue. Entre Joliette et mon point d'arrivée, j'ai eu ça dans les oreilles
Les portes à peine ouvertes, la partie rapide de la chanson commençait, et j'ai monté les marches quatre à quatre. Rendu à haut, j'avais envie de continuer ma course, de courir vers où j'aurais dû être, vers où je voulais aller, m'enfoncer les boutons des écouteurs encore plus loin dans les oreilles, les greffer à mon cerveau, pour que les impulsions électriques stimulent plus directement les zones à stimuler.
Et ça m'grouillait dans le ventre, au lieu de m'grouiller dans tête, là où j'vis ma vie. À tout penser, à tout prévoir, à écrire les hosties d'scénarios. C'est avec la musique dans l'corps que j'ressens le plus, que j'me sens le plus, que j'vis. C'est simple.
J'aurais voulu, mais j'ai pas fait. J'aurais peut-être pu, mais j'saurai jamais.
Mais bon, la tête a encore m'né le coeur. Pis y'est temps que ça stoppe. Sinon, j'serai toujours le chicken.
Je serai toujours l'ami...
Les portes à peine ouvertes, la partie rapide de la chanson commençait, et j'ai monté les marches quatre à quatre. Rendu à haut, j'avais envie de continuer ma course, de courir vers où j'aurais dû être, vers où je voulais aller, m'enfoncer les boutons des écouteurs encore plus loin dans les oreilles, les greffer à mon cerveau, pour que les impulsions électriques stimulent plus directement les zones à stimuler.
Et ça m'grouillait dans le ventre, au lieu de m'grouiller dans tête, là où j'vis ma vie. À tout penser, à tout prévoir, à écrire les hosties d'scénarios. C'est avec la musique dans l'corps que j'ressens le plus, que j'me sens le plus, que j'vis. C'est simple.
J'aurais voulu, mais j'ai pas fait. J'aurais peut-être pu, mais j'saurai jamais.
Mais bon, la tête a encore m'né le coeur. Pis y'est temps que ça stoppe. Sinon, j'serai toujours le chicken.
Je serai toujours l'ami...
dimanche 1 novembre 2009
vendredi 30 octobre 2009
Choses à ne pas dire lors d'une première rencontre avec une "date" d'internet
- M'as-tu googlé toi aussi?
- Si on est pas pour coucher ensemble, j'paierai pas pour toi.
- J'peux sentir tes pieds? Non non, c'est pas un fétiche.
- T'es pas mal plus cute sur tes photos.
- Ouin, j'aurais du écrire à ton amie finalement...
- En vrai, tu ressembles moins à mon ex...
- Crisse! Tu fais autant de fautes en parlant qu'en écrivant.
- Si tu savais le nombre de fois que je me suis branlé en regardant ta fiche!
- Sur internet, au moins, tu puais pas.
- Quelques livres en trop?!?!? J'pense que t'as coulé tes maths toi...
- Si on est pas pour coucher ensemble, j'paierai pas pour toi.
- J'peux sentir tes pieds? Non non, c'est pas un fétiche.
- T'es pas mal plus cute sur tes photos.
- Ouin, j'aurais du écrire à ton amie finalement...
- En vrai, tu ressembles moins à mon ex...
- Crisse! Tu fais autant de fautes en parlant qu'en écrivant.
- Si tu savais le nombre de fois que je me suis branlé en regardant ta fiche!
- Sur internet, au moins, tu puais pas.
- Quelques livres en trop?!?!? J'pense que t'as coulé tes maths toi...
samedi 24 octobre 2009
Eric Hutchinson - All over now
La qualité audio est correcte, le montage donne mal au coeur, mais maudit que la toune rend de bonne humeur!
mercredi 21 octobre 2009
les mots perdus
Les mots me reviennent, ceux qui étaient partis y'a quelques temps, ceux qui disent, ceux qui frappent, les mots-météores.
Vous l'savez pourquoi y reviennent, j'ai pas besoin de vous l'écrire.
Pendant que les mots pleuvaient de mes doigts dans le métro, je checkais un p'tit couple du coin de l'oeil. Jeune vingtaine, mariés, le gars s'occupait de sa femme: elle avait l'air de pas filer. Tout ça pendant que Moffatt me chantait qu'elle nous voit bien dans rien (c'est ça l'amour, j'le sais...bien dans rien).
Juste au moment où Marin allait chanter "la vie sans toi, j'en veux pas", la fille a vomi. Par terre, sur son chum, sur elle. J'ai fouillé dans mon sac à dos pour sortir les napkins vertes (oui, j'avais des napkins vertes dans mon sac à dos). J'ai lu le "merci" sur ses lèvres juste avant de sortir à Pie-IX.
Comme il faisait beau (j'trouve qu'il fait beau le soir, quand il pleut un peu pis que la rue est mouillée-luisante), j'ai décidé de marcher, la musique dans l'fond du coco. C'est toujours bon, ces moments de liberté-là.
Après Marin, j'suis tombé sur Superstition. J'marchais su'l beat, des grands pas, les épaules qui roulent, pis j'me sentais king solide. King parce que j'me sens plus gros, parce que j'me sens normal, parce que je me sens ben. Juste ben. Tout l'temps ben. King parce que j'tiens la vie dans mes mains, parce que j'ai de la musique dins oreilles, d'la testo plein les couilles pis du bonheur en caisse de 24.
PIs j'me sentais p'tit aussi, p'tit du chemin qui m'reste, pas juste pour le corps, mais pour la tete aussi, pour "etre le meilleur homme que je puisse etre" dixit le père de Frisou. Pis parce que c'est Stevie, crisse! C'était géant sa musique dans les seventies!
PIs c'est là que l'coup de poing est arrivé. Juste après ce qui aurait été mon loft, au coin d'Ontario. J'suis content que le projet soit tombé à l'eau: j's'rais pas qui j'suis aujourd'hui si je m'étais encabané. Non, pas vis-à-vis le loft, 2-3 maisons après.
C'est "Le Phalène" qui m'a raccompagné jusque chez-nous. C'te bébitte à lumière qui veut toucher c'qu'y'a de plus beau, mais qui a peur encore de s'bruler, qui ose pas aller vers "le feu qui décapite". Crisse, j'ai pus de circonflexe...
Pis sur Lafontaine, devant la p'tite maison multicolore, j'avais envie de m'asseoir sur le bord du trottoir, de regarder la nuit sur repeat pendant que Martin Léon m'emplissait de sa musique pis d'ses mots, un peu comme ceux qui me r'viennent.
J'suis rentré dans l'appart, j'ai flatté Moe, fou comme d'la marde (lui, pas moi) pis j'suis v'nu vous taper ça.
Pis Ju, j'espère que t'as raison pour c'que tu m'as dit c't'été. J'espère ben...Parce qu'y'est temps-là.
Y'est temps.
Mais au moins, j'ai r'trouvé mes mots.
Vous l'savez pourquoi y reviennent, j'ai pas besoin de vous l'écrire.
Pendant que les mots pleuvaient de mes doigts dans le métro, je checkais un p'tit couple du coin de l'oeil. Jeune vingtaine, mariés, le gars s'occupait de sa femme: elle avait l'air de pas filer. Tout ça pendant que Moffatt me chantait qu'elle nous voit bien dans rien (c'est ça l'amour, j'le sais...bien dans rien).
Juste au moment où Marin allait chanter "la vie sans toi, j'en veux pas", la fille a vomi. Par terre, sur son chum, sur elle. J'ai fouillé dans mon sac à dos pour sortir les napkins vertes (oui, j'avais des napkins vertes dans mon sac à dos). J'ai lu le "merci" sur ses lèvres juste avant de sortir à Pie-IX.
Comme il faisait beau (j'trouve qu'il fait beau le soir, quand il pleut un peu pis que la rue est mouillée-luisante), j'ai décidé de marcher, la musique dans l'fond du coco. C'est toujours bon, ces moments de liberté-là.
Après Marin, j'suis tombé sur Superstition. J'marchais su'l beat, des grands pas, les épaules qui roulent, pis j'me sentais king solide. King parce que j'me sens plus gros, parce que j'me sens normal, parce que je me sens ben. Juste ben. Tout l'temps ben. King parce que j'tiens la vie dans mes mains, parce que j'ai de la musique dins oreilles, d'la testo plein les couilles pis du bonheur en caisse de 24.
PIs j'me sentais p'tit aussi, p'tit du chemin qui m'reste, pas juste pour le corps, mais pour la tete aussi, pour "etre le meilleur homme que je puisse etre" dixit le père de Frisou. Pis parce que c'est Stevie, crisse! C'était géant sa musique dans les seventies!
PIs c'est là que l'coup de poing est arrivé. Juste après ce qui aurait été mon loft, au coin d'Ontario. J'suis content que le projet soit tombé à l'eau: j's'rais pas qui j'suis aujourd'hui si je m'étais encabané. Non, pas vis-à-vis le loft, 2-3 maisons après.
C'est "Le Phalène" qui m'a raccompagné jusque chez-nous. C'te bébitte à lumière qui veut toucher c'qu'y'a de plus beau, mais qui a peur encore de s'bruler, qui ose pas aller vers "le feu qui décapite". Crisse, j'ai pus de circonflexe...
Pis sur Lafontaine, devant la p'tite maison multicolore, j'avais envie de m'asseoir sur le bord du trottoir, de regarder la nuit sur repeat pendant que Martin Léon m'emplissait de sa musique pis d'ses mots, un peu comme ceux qui me r'viennent.
J'suis rentré dans l'appart, j'ai flatté Moe, fou comme d'la marde (lui, pas moi) pis j'suis v'nu vous taper ça.
Pis Ju, j'espère que t'as raison pour c'que tu m'as dit c't'été. J'espère ben...Parce qu'y'est temps-là.
Y'est temps.
Mais au moins, j'ai r'trouvé mes mots.
dimanche 18 octobre 2009
Le iPod taquin
J'ai le iPod taquin ces jours-ci. Il me balance toujours la même chanson dans les 3-4 premières, en mode aléatoire. PIs c'est une chanson coup-de-poing, une chanson dins dents, une chanson quessé-t'attends-gars?
Quessé j'attends?
Quessé j'attends...
It's just that all the simple lines have been taken, and the radio repeats them everyday.
Quessé j'attends?
Quessé j'attends...
It's just that all the simple lines have been taken, and the radio repeats them everyday.
mardi 13 octobre 2009
Nouvelle toune, encore.
Hier soir, j'me suis fait plaisir (c'est pas ce que vous pensez...): j'ai branché des micros, mis le matériel sous tension, placé les trucs à peu près et j'ai enregistré, sommairement, cette nouvelle chanson.
---
Nowhere - Paroles et musique : FM 2009
Enweye viens t’en sur un nowhere
C’est vers ça qu’on s’enligne
Avec nos menteries pis nos p’tites guerres
Mes morsures pis tes grafignes
Me semble qu’une ride de char
Pas d’carte la radio dans l’tapis
Ça pourrait pas nous faire de tort
On pourrait croire qu’on est encore en vie
Enweye faudrait qu’on parte
Laisse faire le beau ligne pis l’make up
C’est c’qui nous faut pour que ça r’starte
Ça pis pas mal de luck
J’veux te r’trouver comme au début
Tsé quand tu m’trouvais beau
Avant que tu sois tout le temps déçue
Avant qu’l’autre vienne scraper l’tableau
On pourrait s’perdre une dernière fois
Quelque part dans l’bout d’Rawdon
Tout nu sur le bord du bois
Avant qu’on abandonne
Enweye viens t’en sur un nowhere
C’est vers ça qu’on s’enligne
Avec nos menteries pis nos p’tites guerres
Mes morsures pis tes grafignes
Me semble qu’une ride de char
Pas d’carte la radio dans l’tapis
Ça pourrait pas nous faire de tort
On pourrait oublier qu’nous deux c’est fini
On pourrait oublier que c’est fini
---
Nowhere - Paroles et musique : FM 2009
Enweye viens t’en sur un nowhere
C’est vers ça qu’on s’enligne
Avec nos menteries pis nos p’tites guerres
Mes morsures pis tes grafignes
Me semble qu’une ride de char
Pas d’carte la radio dans l’tapis
Ça pourrait pas nous faire de tort
On pourrait croire qu’on est encore en vie
Enweye faudrait qu’on parte
Laisse faire le beau ligne pis l’make up
C’est c’qui nous faut pour que ça r’starte
Ça pis pas mal de luck
J’veux te r’trouver comme au début
Tsé quand tu m’trouvais beau
Avant que tu sois tout le temps déçue
Avant qu’l’autre vienne scraper l’tableau
On pourrait s’perdre une dernière fois
Quelque part dans l’bout d’Rawdon
Tout nu sur le bord du bois
Avant qu’on abandonne
Enweye viens t’en sur un nowhere
C’est vers ça qu’on s’enligne
Avec nos menteries pis nos p’tites guerres
Mes morsures pis tes grafignes
Me semble qu’une ride de char
Pas d’carte la radio dans l’tapis
Ça pourrait pas nous faire de tort
On pourrait oublier qu’nous deux c’est fini
On pourrait oublier que c’est fini
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