jeudi 29 janvier 2009

Un ange

Je conduis sur Ontario, vers l'ouest. Au coin de De Lorimier, y'a une fille à l'arrêt d'autobus. Jolie, à peu près mon âge, habillée normalement. Il pleut et l'autobus se fait attendre...

Je patiente devant la lumière qui tarde à tourner au vert. La fille se penche et cogne à la fenêtre en me faisant signer de baisser la glace: elle veut me parler.

J'entrouvre et l'entend me dire ''tu me fais un lift? J'm'en vais pas loin''...

Je débarre la portière, elle entre, un peu trempée. On jase de tout et de rien pendant que je roule vers sa destination, à quelques coins de rues de la mienne.

Elle me demande si je suis célibataire. La réponse sort de ma bouche. ''Oui'' que je dis, ''j'suis pas super beau, les filles s'intéressent pas vraiment à moi...''.

Elle me regarde quelques secondes avant de me dire, très sérieusement ''J'te trouve cute moi, je sortirais avec un gars comme toi. Oh, c'est ici!''

Elle me remercie et descend de la voiture. Je continue ma route.

C'était qui? Je ne sais pas. Probablement une fille de région, comme moi, pour qui c'était normal de cogner à la fenêtre d'un inconnu pour bummer un lift d'une couple de coins de rues. Et moi, tout aussi naïf, j'ai jamais pensé que ça aurait pu être une pute...

Son compliment gratuit m'a certainement fait du bien cette journée-là. J'en prendrais bien un comme ça aujourd'hui, c'est moi qui est trempé...

mercredi 28 janvier 2009

Ma face de gros pervers cochon

Hier soir, vers 21h45, je vais au dépanneur à côté de l'hôtel. Je demande au proprio, un sympathique monsieur du coin du sri lanka, s'il a des films à vendre.

Il m'en sort une pile, je regarde les titres: tout est poche.

J'achète des chips, un jus d'orange. Il me regarde et me dit, avec cet accent chantant et roulant d'Apu:

"Maybe you like adult film?"

C'est rien qu'à moi que ça arrive...

mardi 27 janvier 2009

Ça bouge...encore!

Beaucoup de changements et peu de ma présence ici ces dernières semaines. Plus d’un mois en fait.

Voyons, qu’est-ce qu’il y a de nouveau? Je déménage samedi, chez mon ami Carl (et chez Véro, Will, Camille, Charlie et les chats!) avec Moe, oui, ce Moe dont je m’ennuie énormément.

Ensuite, y’a eu le début et la fin d’une relation, pas d’offre d’achat sur la maison, ma prequalification pour l’achat d’un condo (que je n’acheterai pas finalement) et un nouvel emploi.

C’est encore flou ce nouvel emploi, mais c’est toujours chez Canoe. Encore une fois, je défriche un sentier jusqu’ici inconnu, encore une fois je définis une nouvelle réalité, encore une fois j’épaule un changement majeur dans une industrie qui en a besoin.

Sauf que, contrairement à l’implantation de DuBStudio, j’ai beaucoup de plus de responsabilités, de prises de décisions importantes, de pouvoir et de liberté.

Quand j’y pense, ça me fait peur et me fascine en même temps: j’aide au renouveau de la production et de la distribution de l’information…”WOW!

Reste à négocier les conditions de travail…

Les amours

Je sais, je suis complexe.

Suite à plusieurs discussions, j’en suis venu à la conclusion suivante: ça prendra le temps que ça prendra, mais je vais trouver LA bonne (en fait, une des bonnes, parce que je suis convaincu qu’il n’y a pas juste une fille avec qui je pourrais faire ma vie).

Je me suis rendu compte de quelque chose: je suis fucking exigeant!

Exigeant avec moi, oui, mais tout aussi exigeant avec les autres.

Exigeant dans la vie de tous les jours, encore plus exigeant en amour. Pas au niveau des attentions ou des comportements. Au niveau de “l’être”…

J’ai souvent (tout le temps en fait) été en relation avec des filles qui me plaçaient sur un piédestal, ce que je déteste. Je veux être admiré par celle qui m’aime, mais je ne veux pas être dans cette position. Je veux être traité en égal.

Oui, je sais, ça l’air arrogant et prétentieux ce que j’écrit, mais je l’assume.

Je veux une fille qui me verra comme elle se voit, comme son partenaire et non comme un modèle. Et je veux voir ma blonde/femme/mere de mes enfants de la même manière.

Je n’exigerai jamais à quelqu’un plus que je ne m’en exige, mais je m’en demande beaucoup! Il me faut quelqu’un capable de
me suivre et de vivre avec qui je suis…Cette partie-là aussi.

Je suis toujours à “on”, éveillé à 150%, pensant à 14 trucs en même temps, toujours au fait de tout, ici et et ailleurs en même temps. J’ai l’esprit concentré sur l’infiniment petit et le macroscopique à la fois, la tête sur ce qui se passe où je suis au moment, mais occupée à régler des problèmes, jongler avec des idées, faire des horaires, jouer, créer, penser...

Here comes the most arrogant part: je suis quelqu’un de special. D’exceptionnel en fait. Ça, je le sais et je l’accepte depuis des années. 0,1 % de la population est comme moi. C’est le rapport avec les autres, avec ELLE en fait qu’il me faut définir. Une fille qui comprendra et connaîtra les méandres de mes pensées, qui n’aura pas besoin de carte routière. Une fille qui va savoir ce que je suis parce qu’elle aussi est.

Et léger detail: il faut qu’elle soit attirée par moi, que je sois attirée par elle et qu’on s’entende bien les deux…

Un p’tit contrat quoi!

jeudi 18 décembre 2008

J'ai presque pleuré...

En regardant les images de Sébastien Ricard (batlam de Loco Locass) en Dédé.

Surtout à la fin de la bande-annonce, quand Belzébuth joue.

J'ai eu un mini-flashback.

"Je suis dans l'auto, avec Geneviève. C'est elle qui conduit, on s'en va à Trois-Rivières, voir mes parents. Un de mes cd mix joue et Belzébuth commence. Dédé est mort ça fait un peu plus d'un an.

On parle ni l'un ni l'autre, elle concentrée sur la route, moi sur la musique. J'écoute et je décortique toutes les paroles. Rendu vers la fin, juste avant l'envolée klezmer ou la clarinette est festive et triste à la fois, ça me frappe: il le savait.

En écrivant Dehors Novembre, il le savait. Il savait que le poids de l'inégalité sociale, de vieillir, mais surtout des amours qui s'cassent et qui brisent le coeur et l'homme, il savait que ce poids là devenait inéxorablement trop lourd pour lui.

Il annonçait ses couleurs haut et for, presque défiant. Il croyait dur comme fer qu'il serait mieux en s'envolant, léger comme un oiseau.

Et les vannes se sont ouvertes.

J'ai détourné le regard vers les arbres qui défilaient.


Pas par orgueil, je suis capable de pleurer devant les autres. Plus par pudeur, par intimité. Des mois après sa mort, je lui disais bye bye à ma façon, je le comprenais.

Trop tard. Comme bien d'autres."

Suivre la voie du Petit Manitou

J't'écoute, Petit Manitou, j'entends ta voix me suggérer la mienne, j'écoute tes mots, tes enseignements et je les suis, je les deviens.

Et tu sais, Petit Manitou, c'est pas fou ce que tu enseignes, c'est sage, malgré ton âge, c'est plein de bon sens.

T'es mon ami Petit Manitou, mais on se le dit pas fort.

mardi 16 décembre 2008

Chers usagers du métro...

J'ai un conseil pour vous pour quand le train arrive dans votre station et que les portes s'ouvrent: plus rapidement tu décalices de l'ouverture pour laisser passer la masse de gens qui sortent, plus rapidement tu vas te retrouver dans le wagon!

lundi 15 décembre 2008

Un mot de Rosaire

Rosaire vient de m'écire. Son message contenait un lien vers YouTube, avec les mots suivants:

"BEST TOUNE EVER!"



(merci Carl)

vendredi 12 décembre 2008

Salut Sylvain

La mort rôde dans mon entourage ces temps-ci. Tant qu'elle se tient à distance respectable de ceux que j'aime, tout est beau. Sinon, j'lui fous une de ces baffes...

Hier, dans la nuit, c'est Sylvain qui est parti. Un collègue qui s'battait contre le cancer depuis longtemps. Il venait au boulot en vélo, ne fumait pas...c'est pour dire!

J'ai de bons souvenirs, ayant eu à collaborer avec lui sur différents projets. Un monsieur tout ce qu'il y a de bien: à ses affaires, poli, gentil, discret, sportif.

J'ai toujours eu l'impression qu'il ne voulait pas déranger, non pas les personnes mais l'ordre des choses. Jamais un mot plus haut que l'autre, s'excusant presque de rire à mes farces niaiseuses, perdu dans le small de ses vêtements trop grands, comme un homme-souris.

Je savais peu de chose de lui, de sa vie privée. Sûrement que c'était un homme attentionné, dévoué à sa famille et ses amis. J'ai de la difficulté à l'imaginer autrement.

Ben...J'peux juste lui dire SALUT!

jeudi 11 décembre 2008

J'ajoute critique de cinéma à mon CV

Ma critique du Grand Départsur Canoë.

:D

J'en aurai des histoires à conter quand je serai un p'tit vieux sur sa chaise berçante.