samedi 17 décembre 2005

Les pensées du DJ

- Si ta demande super spéciale crache dans les speakers, les chances que je t'en fasse jouer une deuxième sont inversement proportionnelles à la distance entre tes pieds et la piste de danse pour la durée de ta toune.

- Si tu trouves ça poche qu'il n'y aie pas de prix pour les jeux, ça ne sert à rien de me crier chou! Va donc plutôt voir l'organisateur de la soirée pour ton entreprise, ou encore mieux, le boss. Les DJ ne traînent pas une valise pleine de prix.

- Demandes spéciales prise deux: les pitounes qui viennent se montrer la craque en faisant leur séductrice pour avoir une toune, plus longtemps vous jouez à l'agace, moins de chances d'entendre votre toune. Votre prostitution légère pour entendre un bout de musique, ça m'écoeure: vous me manquez de respect en pensant m'influencer et vous vous manquez de respect en vous "vendant", Juste un s'il-vous-plaît, ça fait l'affaire. 5$ c'est pas pire aussi.

- demandes spéciales prise deux: la personne qui veut sincèrement sa toune, qui trippe pendant qu'elle joue (et qui choisi des tounes qui rendent mes danseurs heureux)...j'vais lui en faire jouer toute la soirée....

- Les serveurs...si tu me sers en dernier pendant le repas, comment veux-tu que je mange convenablement si je fais de l'animation entre les services? Pas le premier, ok, mais pas le dernier non plus. Ah oui, c'est poche quand vous m'oubliez totalement et qu'il me faut rappeler ma présence constamment. C'est pas parce que je suis gros que j'ai pas faim.

- Les organisateurs: quand le party est dans un deuxième étage, ou qu'il n'y a pas de stationnement ou plein de trucs du genre...dites-le moi. Ça enlève du stress et des sueurs. Un DJ en forme et de bonne humeur va être meilleur.

- Si tu commences ta phrase par: enlève ça c'te maudite musique plate là, mes oreilles se déconnectent automatiquement de mon cerveau. tout ce que tu dis par la suite c'est: bla bla bla bla bla...Moi je réponds invariablement: j'vais voir ce que je peux faire. tu as maintenant un gros X sur toi.

- Quand tu aimes ma job, fais-moi signe...C'est toujours apprécié.

- Si je mets des feuillets "demandes spéciales" sur les tables avant le repas, c'est que j'espère secrètement que vous les remplissiez et que vous me les rapportiez avant que la danse commence. Ça m'aide beaucoup à jauger les gens, à savoir quelles musiques fitteront avec vous. Y'a des lignes titres et artistes...faut les utiliser: salsa merengue, du rock et quetchose qui s'danse ne sont pas des demandes spéciales.

- J'ai à peu près 20 000 chansons avec moi. Un titre s'il-vous-plaît.

- même si j'ai 20 000 chansons avec moi, ça s'peut que je n'aie pas la tienne. Reviens-en.

- faire des jeux pendant la soirée, si les gens dansent, ça brise le rythme. Écoutez-moi si j'vous dis que c'est pas une bonne idée.

- Génération et Tout est chaos, c'est pas le titre de la toune. C'est Désenchantée...

- Non, je ne ferai pas jouer november rain...

- Les slows, c'est pour la fin (à part dans les mariages, ou y'en a juste avant le lancer du bouquet et de la jarretière, parce qu'il faut que je vide la piste de danse sans faire chier)

- Disons que dans la vie, t'es "jurteur" (métier inventé)...T'haïs ça quand quelqu'un qui jurte pas vient te dire à toi, jurteur d'expérience, comment jurter, hein? C'est pas cool qu'au cinq minutes, quelqu'un vienne te voir en te disant: heille, c'est pas comme ça qu'on jurte! Tu le sais toi, comment jurter, ça fait des années que tu fais ça. T'as vu pas mal toutes les situations possibles au jurtage. Remplace Jurte par DJ, pis tu vas m'comprendre...

- faut parler proche du micro, crisse. pis pas devant les speakers. Si ça feed, regardez-moi pas. Si c'est pas assez fort, regardez-moi pas. J'vous l'ai dit.

- Faut pas avoir peur du micro: il ne mord pas, ne vous attaquera pas. Il ne fait que transformer votre voix en impulsions électriques qui seront amplifiées et répliquées en ondes à la sortie des hauts-parleurs. Voilà, c'est démystifié.

- Bon service = pourboire. J'suis payé plus ou moins 12$ de l'heure. la facture de 700$, j'en vois à peu près le sixième, faque...

j'pourrais continuer...mais j'dois me préparer, j'ai mon dernier party de noël ce soir!

jeudi 15 décembre 2005

Je suis Zen

à une semaine de mes deux (ouin, c'est vite dit, deux) semaines de vacances...

j'dois sortir au moins 2 épisodes pendant les fêtes (+ ou - 3 jours de travail)....

pis y'a les 4 jours de festins en famille!

et la pratique chez seb

et la soirée des cousins...

donc, sur deux semaines, j'ai 9 jours qui ne seront pas des jours de repos...

il m'en reste 5 pour écrire mon scénario...

J'vais revenir au boulot PLUS fatigué qu'avant mes vacances!
Y'avait une vache dans le pré du voisin. Une bonne nuitte, ti-Phonse pis moi on s'est greyés de linge foncé pis de bottes qui font pas squick squick quand on marche. C'était même pas une veilllée spéciale, on voulait faire des peurs à personne, non non. On avait un plan ben accroché dans l'cabochon.

TI-Phonse y'a aiguisé sa fourche préférée, pis moi j'ai rempli un seau de vieux linges qui servent pus. On était prêt pour notre quête.

On est passés par le boisé, question de pas éveiller les soupçons de personne, que personne nous weye marcher vers chez l'voisin. On est pas fous, t'sé! Arrivé à la lisière du boisé, ti-Phonse a sali les pics de sa fourche, pour pas qu'y reluisent à lune. moi, j'ai attaché le seau à ma cheville. On s'est mis à ramper dans l'pré, vers la vache. Des fois, on mettait la main dans des surprises, mais c'était pas trop grave.

Rendu proche d'la vache, ti-phonse s'est mis à y parler doucement, pour pas qu'à s'énarve, pendant que moi, j'm'approchais de sa grande gueule de vache. Une couple de secondes plus tard, ti-phonse a dit "c'est l'temps" pas fort. J'ai enfourné toutte le paquet d'linge dans yeule d'la vache, pendant qu'il lui perçait les flancs.

On l'a dépecée sur place. On a rempli nos poches pis le seau de viande.

Au début, j'ai écrit qu'y'avait une vache dans le pré du voisin. Là, y'a rien qu'une carcasse de vache.

jeudi 8 décembre 2005

Yellow matter custard

dripping from the dead dog's eye....

JL

mercredi 7 décembre 2005

Oeufs, mayonnaise, pain et mal de coeur...

Aujourd'hui, j'ai mangé...non, ingéré, le pire sandwich aux oeufs de l'histoire des sandwiches aux oeufs...

j'ai mal au coeur.


C'est vrai que de boire du jus d'orange en même temps, ça aide pas...

lundi 5 décembre 2005

Le yabe est aux vaches!

Bon.

Mon père aime Pierre Lapointe...Il le trouve bon, adore ses paroles et sa musique et veux le voir en spectacle.

Il aime aussi Ariane Moffat. Il trouve qu'elle ressemble à Angèle Arsenault, parce qu'elle est dynamique et pleine d'enthousiasme. Côté musique, c'est légèrement différent, mais bon...

Qu'est-ce qui m'attends, je me le demande...?

Mon père qui arrive chenous avec un char pimpé à l'hydraulique, la basse de The Chronic dans l'tapis?

Un coupe de cheveux Emo et des tatouages?

Il remonte un vieux game boy pour faire du grime?

Il couche 9 jours devant le Archambault de trois-rivières pour avoir des billets des Fall out boys?

Il suit My Morning Jacket en tournée?

Il me recommande des disques de groupes que je ne connais pas?

Il jase avec M de musique, qui lui dit que tel ou tel groupe défonce ou pas? ;O)

Il fait du body-surfing...(bonne chance, foule...)

Il convainc Dave et Kris de reformer Nirvana, avec lui comme frontman?


J'ai peur.

dimanche 4 décembre 2005

bientot sur vos écrans

Le nouveau film du grand réalisateur Yolando Groupato , "Oussé qu'y'est, l'boeuf?"

Ce film raconte l'histoire d'un jeune couple dans la vingtaine qui cherche désespérement un paquet de boeuf disparu mystérieusement du frigo. Toutes les pièces de leur appartement sont fouillés, le frigo inspecté mais rien n'y fait. Il leur faudra sur les visions de la médium Clara pour retrouverces cubes diaboliques.

(le punch...ils sont sous le sac de lait, rangé à la hâte dans le tiroir à viandes....)

Sortie simultanée en anglais sous le titre de :Where's the beef?


Critiques:

"Un vrai régal!"

"J'espère qu'ils vont nous en servir une deuxième portion!"

"Maudits niaiseux...Y'était en d'sous du lait!"


À ne pas manquer!

vendredi 2 décembre 2005

C'était février

C'était février, le mois de l'amour, mais pour moi, c'était le mois le plus froid. Après le père nowel, et juste avant le lapin de pâque, Cupidon m'avait oublié. Encore une fois.

Son nom, c'est Jeanne. Elle s'occupe du p'tit café à l'université. À toutes les pauses, j'cours aller me chercher un mokaccino, même si la salle de cours est à l'opposé dans le pavillon. C'est que Jeanne fait les meilleurs mokaccinos au monde. On repassera pour l'objectivité.

Je ne sais même plus ce que je préfère: ses cheveux, ses mains, son sourire, ses pomettes qui tressaillement quand j'ose une blague, ses seins, ses cheveux...Ou l'anticipation de la voir, mon coeur qui bat de plus en plus fort plus j'approche de son odeur. Elle sent la vanille.

Lundi, 234 pas.

Mardi, 271 pas.

Mercredi, 418 le matin et 349 l'après-midi

Jeudi, j'ai congé de cours

Vendredi, 234 (c'est le deuxième bloc de mon cours du lundi)

Chaque fois, j'ai le temps de préparer mes mots, de rejouer la scène dans ma tête. Je l'invite chez-moi pour prendre un café que JE lui prépare. Elle rit. Elle sourit à pleine dents. Et elle sent la vanille. Mais de plus près. Et elle goûte bon la vanille.

C'est aujourd'hui la st-valentin. Cupidon est avec moi, je le sens! mes pas sont plus légers et plus rapides à la fois. Je cours vers Jeanne, mon discours sur le bout de la langue, le reste de mon être sur le bout des orteils.

Je commande mon mokaccino, comme à l'habitude. Elle me le prépare en parlant de tout et de rien. Je prends le gobelet, tends la monnaie. Elle ouvre la main pour la recevoir. J'en profite pour effleurer sa peau.

- T'as vu ma bague? Qu'elle dit en triant la monnaie pour le tiroir-caisse.
- Non, montre.

Elle me présente sa main gauche. Une bague brille à l'annulaire.

-Mon chum m'a demandée en mariage à matin!
- c'est donc ben cool! J'feins l'intérêt...

Le temps passe. Je prends une gorgée de café.

-Euh, Jeanne, j'voulais te dire...Y'a un café qui va ouvrir dans l'université, pis comme les pauses sont courtes, j'pense que j'vais aller là astheure...
-T'es pas l'premier qui me dit ça...C'est plate, j'pourrai plus rire de tes jokes!
- Peut-être qu'on va s'recroiser...
- Oui, peut-être...

C'était février.

Respect

Respect à Pinotte!

Partir de chez-moi

C'est dans ma boîte de réception et sur la boîte vocale.

C'est dans ma tête depuis un bout déjà aussi...

Cath et moi, on vient d'avoir notre pré-approbation hypothécaire.

C'est super, parce que ça fait longtemps qu'on parle d'acheter, d'arrêter de payer dans le vide, d'être vraiment maîtres chez-nous.

Là, c'est concret. Très.

Dans les trois prochains mois, il nous faudra trouver un condo qui sera notre maison pour les trois à cinq prochaines années....tout un contrat!

Ici, dans l'appart, je suis chez-moi. C'est un sentiment extrêmement important pour moi, me sentir à la maison, avoir mon port d'attache stable. Ça fait neuf ans que j'habite ici: je connais les aspérités du stucco, les inégalités du plancher...

J'aime ma maison, je m'y sens bien, j'en ai des beaux (et des moins beaux, c'est certain) souvenirs....

Les partys, les soirées tranquilles, quand Coco était l'voisin, quand les amis s'ramenaient sans s'annoncer, le 35 films en un mois avec Coco et Julie (fallait l'faire!) les jams de musique, le show (oui, un show) des firmin's sons dans l'salon, la première nuit de catherine ici...

J'suis un gars d'habitudes, pis là, ça va donner un grand coup...

Depuis que je suis travailleur autonome à nouveau (!!!), j'me répète que pour mes trente ans, j'm'offre une maison.

Objectif atteint :O)